Sa transformation s’est opérée dans l’ombre, presque en catimini. Alors qu’elle tenait ses propres meetings durant les primaires, Michelle Obama est aujourd’hui plus effacée. Elle sillonne l’arrière-pays et les petites villes des Etats clés pour des tables rondes avec les électeurs, avec un succès tout aussi discret mais réel. Alors qu’elle était devenue la cible de critiques de la droite conservatrice, la femme du candidat démocrate à la Maison Blanche s’est muée en avocate des valeurs familiales. Elle écoute plus qu’elle ne parle.
Alors que le ton de la campagne se durcit, les stratèges du parti veulent mettre Michelle Obama à l'abri des attaques. Au printemps, elle avait essuyé un concert de critiques à cause de son franc-parler, voire sa trivialité, qui avait agacé jusque dans les rangs démocrates, lorsqu'elle avait évoqué les chaussettes sales de son mari ou sa mauvaise haleine au réveil. Et puis il y avait eu ce malheureux «pour la première fois de ma vie d'adulte, je suis vraiment fière de mon pays», immédiatement perçu par la droite comme un signe d'antipatriotisme et de racisme. «C'est triste, mais la campagne de John McCain est désespérée, elle va utiliser les attaques racistes et extrémistes. Or, Michelle Obama est une cible facile, parce c'est une vraie gauchiste», commente un stratège républicain. Pas étonnant, donc, que la femme du sénateur de l'Illinois préfère la discrétion des petites villes.
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