Désormais, c’est à mains nues. Alors que John McCain et Barack Obama s’étaient engagés depuis l’été dans une campagne de haute volée, les voilà depuis deux jours dans un corps à corps où tous les coups sont permis. Cette brutale montée d’adrénaline est liée à la spectaculaire glissade du candidat républicain dans les sondages, où il est devancé par son rival de 6 à 8 points (Gallup crédite Obama de 50 % d’intentions de vote contre 42 % à McCain).
Tous les instituts arrivent à la même conclusion : l'opinion américaine sanctionne les déclarations incohérentes du sénateur de l'Arizona sur la crise financière, tandis que le sénateur de l'Illinois a su faire preuve de sang-froid dans la tourmente. Hier encore, alors que Barack Obama creuse son avantage dans plusieurs Etats clés, un sondage du Washington Post révélait une avance de 6 % pour le démocrate dans l'Ohio. Or cet Etat est décisif : aucun républicain n'a pu accéder à la Maison Blanche sans l'Ohio.
Crocs. John McCain peut-il changer le cours de la campagne ? En tout cas, en s'attaquant à la personnalité de son adversaire, il l'escompte. «Qui est le vrai Barack Obama ?» Depuis samedi, il a lâché son «pitbull avec du rouge à lèvres». Enchaînant les meetings, Sarah Palin a planté ses crocs dans le pantalon du candidat démocrate. «Barack Obama a entamé sa carrière politique dans le salon d'un terroriste !» a lancé la colistière de McCain, qui a exhumé le leader d'un mouvement radical, Weather U




