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Libération

Obama mise toujours sur la carte électorale

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Publié le 15/10/2008 à 6h51, mis à jour le 15/10/2008 à 6h51

Il est le génie de la carte électorale et le stratège de l’ombre. Un rôle qu’il affectionne particulièrement. Même le soir de la nomination de son poulain, Barack Obama, David Plouffe, directeur de campagne, déclinait l’offre de se rendre à Des Moines (Iowa) pour sabler le champagne.

S’il n’aime pas les foules, David Plouffe adore les chiffres. Et, pour l’instant, son approche iconoclaste de la carte des Etats a souri à son patron. Parce qu’aux Etats-Unis une élection présidentielle ne se gagne pas à la majorité des voix mais Etat par Etat, la maîtrise de la composition démographique de chaque recoin du pays s’avère indispensable pour mettre le plus d’Etats et leurs grands électeurs dans l’escarcelle des candidats.

Durant les primaires déjà, David Plouffe avait fait le pari des Etats de l’Ouest peu peuplés, avec succès puisqu’ils ont donné la victoire à Obama devant Hillary Clinton. Pour la campagne générale, il mise sur une carte élargie à 18 Etats clés, alors que la sagesse électorale voudrait que la présidentielle se joue inévitablement à une demi-douzaine d’Etats, dont les trois ou quatre mastodontes que sont la Pennsylvanie, l’Ohio, le Michigan et l’incontournable Floride.

En plaçant ses pions, son argent et son staff dans 18 Etats, dont 12 gagnés par Bush en 2004, Plouffe fait un énorme pari - «du bluff», disent ses détracteurs -, celui de gagner sans la Floride et l'Ohio, en reprenant des Etats traditionnellement républicains, comme la Virginie, le Colorado, la

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