L'émission humoristique The Jon Stewart Show est devenue l'une des plus influentes de l'arène politique américaine. Pas seulement parce que le présentateur y invite souvent des personnalités - de Bill Clinton à Michelle Obama en passant par l'ex-Premier ministre Britannique Tony Blair ou l'ex-numéro 1 pakistanais Pervez Musharraf - mais pour la qualité de son journalisme. Un récent sondage montre que Jon Stewart est le quatrième «journaliste» le plus respecté des Etats-Unis. Inouï venant de la part d'une équipe de rigolos qui se qualifie de «fucking best news team» («putain de meilleure équipe de journalisme»).
Très partisan, Stewart déclare accueillir avec joie «en tant que comédien, en tant que citoyen et en tant que mammifère», la fin prochaine de l'administration Bush. C'est pourtant elle qui a nourri depuis huit ans ses sketchs. Se campant en présentateur de journal télévisé, Stewart parvient, grâce à une recherche intense dans les archives vidéo, à mettre en relief les contradictions des hommes politiques dans leurs propres déclarations. Les glissements sémantiques révélateurs de Bush, Cheney et Rumsfeld sur l'Irak ou la torture des prisonniers de guerre. Ce show, estime un expert du Centre Pew, un think tank de Washington, «oblige les gens à penser de manière critique».
Cinq fois par semaine, plus de 1,6 million de téléspectateurs suivent cette comédie sur la télé câblée et son volet consacré à la campagne présidentielle intitulé «I




