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Libération

Obama en voit de toutes les couleurs

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Publié le 17/10/2008 à 6h51

Le dernier débat présidentiel derrière eux (lire en page 5), les deux candidats sont entrés dans la dernière ligne droite vers la Maison Blanche. Barack Obama, en tête dans les sondages, paraît le mieux placé. Reste cet «éléphant dans la pièce que personne ne voit», le facteur racial, que les médias américains désignent par «la race» pour éviter d'employer le mot racisme. «Les jeunes Américains sont beaucoup plus tolérants. Il n'y a que les gens plus âgés, au-dessus de 50 ou 60 ans, et ceux qui sont moins éduqués, qui débattent de la question de savoir s'ils voteront pour un président noir. Cela ne veut pas dire que la question raciale n'est plus un problème, mais que ce problème est désormais secondaire… Il reste que, dans une élection serrée, ça peut devenir un facteur décisif», explique à Libération Andrew Kohut, le président du Centre Pew, un think tank de Washington.

Cabale.En vingt mois de campagne, Obama n'a jamais été la cible d'attaques racistes directes de ses adversaires, ni durant les primaires ni durant la présidentielle. Etonnant. Huit ans auparavant, dans les primaires républicaines de 2000, McCain, qui s'était présenté contre George W. Bush, avait été accusé par d'insistantes et totalement fausses rumeurs, dont tout le monde connaissait la source, d'avoir eu un enfant illégitime avec une femme noire.

Le candidat démocrate est néanmoins visé par pléthore d'insinuations et de sous-entendus perfides. «J'ai très peur que cet ho

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