Une morbide querelle de chiffres a fait rage ce week-end entre l’armée russe et l’opposition ingouche. Selon cette dernière, qui communiquait par l’intermédiaire du site Ingushetia.org, plus de 50 soldats russes ont été tués samedi dans trois attaques en Ingouchie, république du Caucase russe voisine de la Tchétchénie. Faux, ont répliqué les autorités russes par la voix de leur état-major dans le Caucase du Nord qui fait état de trois militaires tués et de huit autres blessés.
«Les autorités tentent de soigneusement cacher le fait qu'il y a eu un meurtre de masse», écrit le site d'opposition en soulignant qu'une «source au sein de la police du district de Soujna a indiqué que près de 50 militaires avaient été tués dans une attaque entre les villages de Galachki et Moujitchi», proches de la Tchétchénie. Deux autres embuscades auraient également visé des colonnes de militaires plus au nord. Si les chiffres de l'opposition sont confirmés, il s'agirait d'un des plus importants revers subis par les forces russes dans le Caucase depuis la fin de la seconde guerre de Tchétchénie déclenchée en octobre 1999.
Depuis, l’Ingouchie est en proie à des violences quasi-quotidiennes malgré la cessation officielle des hostilités contre les indépendantistes dans la région. La république a accueilli la majorité des réfugiés ayant quitté la Tchétchénie après l’intervention des troupes russes. Opposants et défenseurs des droits de l’homme dénoncent les enlèvements, les attaques contre




