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Tzipi Livni déclare forfait, les Israéliens vont devoir voter

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Publié le 27/10/2008 à 6h51

La chef du parti centriste au pouvoir en Israël, Tzipi Livni, a officiellement jeté l’éponge hier en annonçant au président de l’Etat, Shimon Pérès, qu’elle renonçait à constituer une coalition gouvernementale après un mois de tractations politiques. Des élections anticipées devraient être organisées en février.

Pourquoi a-t-elle échoué à former une coalition ?

Tzipi Livni, qui a pris la tête de Kadima le mois dernier, en remplacement d’Ehud Olmert, enlisé dans des affaires de corruption, n’a pas réussi à trouver un accord avec les partis ultraorthodoxes. Or, seul l’appui des députés du parti Shas (12 députés sur les 120 de la Knesset) et de la Liste unifiée de la Torah (6 députés) garantissait une majorité. Ces deux partis avaient exigé qu’elle s’engage à ne mener aucune négociation avec les Palestiniens sur un possible partage du contrôle de Jérusalem alors que la ministre des Affaires étrangères mène, depuis près d’un an, les négociations avec eux dans le but affiché de parvenir à la création d’un Etat palestinien. Le parti Shas réclamait par ailleurs une forte augmentation des allocations familiales pour les familles nombreuses, réduites ces dernières années pour pousser certains juifs ultraorthodoxes à cesser de vivre des allocations.

Que va-t-il se passer ?

Le président Pérès doit mener trois jours de consultations. S'il lui apparaît impossible de former un gouvernement - ce qui est plus que probable -, il doit l'annoncer à la présidente de la Knesset. Commen

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