«La politique ça n'a jamais été mon truc, mais plus je m'y intéresse, plus je suis fascinée.» Alfa Lopez est arrivée à la politique par «nécessité». Animatrice de l'émission matinale sur Radio Hola 1600, la seule station hispanique d'Allentown, chef-lieu de la Lehigh Valley, en Pennsylvanie, elle pouvait difficilement ne pas parler de politique en pleine année présidentielle. D'autant que les latinos représentent plus de 30 % de la population de la ville, 20 % dans la vallée. Dès les primaires, Alfa Lopez a réservé une tranche de son show à 6 h 30 sous le titre «Une élection extraordinaire».
Régulièrement, les dix minutes prévues ne suffisent pas à faire le tour de la question du jour tant les appels sont nombreux. Alfa laisse alors courir la montre. Vendredi, les auditeurs ont répondu avec passion à la question : «Le train de vie des candidats influence-t-il votre vote ?» Alfa fait clairement allusion aux 150 000 dollars dépensés par le Comité national du Parti républicain pour la garde-robe de Sarah Palin, la colistière de John McCain. Lundi, le thème du jour était plus sensible : «Tout est de la faute des immigrants. Vraiment ?»
Ardemment courtisée. L'obligation professionnelle s'est vite transformée en passion pour cette femme de 38 ans, mère «célibataire de quatre enfants», précise-t-elle, depuis son divorce. «Il y a un gros besoin d'information dans la communauté, sur le système électoral et les thèmes de campagne.




