Il y a d'abord eu les critiques des intellectuels conservateurs, la chroniqueuse du Wall Street Journal, Peggy Noonan (ancienne rédactrice des discours de Ronald Reagan), le chroniqueur du New York Times, David Brooks, et ceux du Washington Post, George Will et Charles Krauthammer, affolés par la tournure que prenait la campagne du candidat républicain, John McCain. Sans prendre de gants, les proches de McCain ont renvoyé ces oiseaux de mauvais augure à leurs places : c'est-à-dire dans les couloirs feutrés de l'élite washingtonienne. Il y a ensuite eu les soutiens de nombreux politiciens républicains à Barack Obama, comme l'ex-secrétaire d'Etat Colin Powell ou l'ancien porte-parole de George Bush, Scott McClellan. Là encore, John McCain a juste dit qu'il était «déçu».
«Plus confiance». Désormais, le candidat républicain doit faire face à la mutinerie au sein de sa propre équipe de campagne. A huit jours de l'élection, ses proches, dont certains parlent déjà de la campagne au passé, ont commencé à déballer leur linge sale dans la presse. De manière anonyme pour l'instant. Pire pour McCain, voici que certains républicains supplient la direction du parti de sauver ce qui peut l'être en utilisant leurs fonds pour défendre les sièges de sénateurs en péril plutôt que de les gaspiller dans une présidentielle qu'ils disent perdue.
Cerise amère sur le gâteau pour John McCain, voici que sa colistière Sarah Palin, écœurée par la manièr




