Il est végétarien et aime à en plaisanter. Cela tient de l’oxymore pour un chef du Mossad, connu pour une tolérance à l’hémoglobine particulièrement élevée. Meir Dagan, général à la retraite est un proche de l’ancien Premier ministre Ariel Sharon, dont il partage la petite taille et la carrure trapue. Il a été choisi homme de l’année juive qui vient de s’achever (5768), par la 2, deuxième chaîne de télévision israélienne.
Nommé à la tête du Mossad par Sharon fin 2002, Dagan, 63 ans, est considéré comme celui qui a redoré le blason de l’agence de renseignements israélienne dont la réputation avait été sérieusement écornée par une série de revers dans les années 1990. Depuis, il y a eu les bombardement d’une centrale nucléaire syrienne en construction en septembre 2007, l’assassinat de Imad Moughnieh, le chef militaire du Hezbollah, à Damas en février 2008, et une série de «bugs» dans le programme nucléaire iranien. Il n’y a aucun moyen d’établir avec certitude qui a orchestré ces actions non revendiquées, mais les observateurs sont unanimes pour désigner cet homme bedonnant aux petites lunettes cerclées d’acier, qui règne sur les bureaux de l’agence de renseignements située à Herziliya, dans la banlieue de Tel-Aviv.
Travail formidable. «Je ne peux évidemment pas rentrer dans les détails opérationnels, que je connais bien, mais Dagan fait un travail formidable. Il fait ce qu'il y a à faire», dit Ephraïm Sneh, ministre adjoint de la Défense d'octobre 2006 à juin 20




