Jets de pierres, attaques par des hommes cagoulés, appels à la violence : les colons extrémistes de la région d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, ne s’en prennent plus seulement aux Palestiniens. Depuis le 26 octobre, lorsque Tsahal a détruit un site de colonisation sauvage, près de Kiryat Arba, qui jouxte Hébron, les incidents violents avec les forces de l’ordre israéliennes sont quasi-quotidiens.
Pendant le week-end, deux gardes frontières ont ainsi été blessés par des jets de pierres alors qu'ils protégeaient des maisons palestiniennes. Les auteurs de l'attaque sont des mineurs, selon le porte-parole des gardes frontières, qui accuse les colons extrémistes d'utiliser «cyniquement» leurs enfants pour attaquer les forces de l'ordre. L'accusation a été démentie par Itamar Ben Gvir, un représentant de la communauté des colons juifs d'Hébron, qui affirme qu'un enfant de 10 ans «qui voulait simplement franchir un barrage» a été frappé.
Préfabriqué. Pour la deuxième semaine consécutive, ces violences ont été évoquées lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement par le Premier ministre, Ehoud Olmert, qui dirige un cabinet de transition jusqu'aux élections anticipées fixées au 10 février. «Il y a un groupe, non négligeable, de gens qui ne respectent pas la loi», a-t-il dit hier, tout en précisant que ce n'est pas le cas de la «majorité des Israéliens qui vivent en Judée-Samarie [Cisjordanie, ndlr] et sont respectueux de la loi». «Attaqu




