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Libération

Le temps de la transition

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Publié le 05/11/2008 à 6h51

L’Amérique a voté et bien voté. Partout, la même image : celle de longues files d’attente d’électeurs prêts à faire leur choix. Selon les premières indications, la participation pourrait battre tous les records. 130 millions d’Américains sont attendus dans les bureaux électoraux. En Virginie, les queues ont commencé à se former dès 5 heures du matin ; à Manhattan, il fallait attendre plus d’une heure avant de pouvoir accomplir son devoir civique. Devant les caméras, Barack Obama s’est déplacé dès 7 h 30 dans une petite école de Chicago pour aller enregistrer son vote. Un geste répété par John McCain quelques heures plus tard en Arizona.

«Sans équivalent». Cette mobilisation est à la mesure d'une élection qui fera date dans l'histoire américaine. D'ores et déjà, la campagne a généré sa propre révolution. En quelques mois, un candidat noir quasi inconnu et porteur d'un message de changement, a démontré qu'il pouvait accéder à la Maison Blanche. En parvenant à mobiliser en masse les électeurs et en se donnant les moyens de changer une carte électorale immuable depuis des décennies. «Cette campagne est sans équivalent dans l'histoire américaine», explique Robert Shapiro, professeur de sciences politiques à Columbia University. «Barack Obama a compris très vite que le pays était dans une situation unique. Traumatisé par deux guerres et en défiance totale par rapport à George W. Bush. La crise économique n'a fait que renforcer la dynamique qu'il avait créée, cette

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