Au deuxième jour de son élection, Barack Obama a reçu le même briefing quotidien de la CIA que George W. Bush. L'actuel occupant de la Maison Blanche, qui ne cédera la place que le 20 janvier à midi, a annoncé qu'il s'entretiendrait au début de la semaine prochaine avec son successeur de la crise financière et de la guerre en Irak. D'autant qu'une nouvelle crise se profile à l'Est : le président russe, Dmitri Medvedev, a en effet annoncé mercredi son intention de déployer des missiles tactiques sol-sol dans la région de Kaliningrad «afin de neutraliser en cas de nécessité le système de défense antimissile» américain qui doit être déployé en Pologne et en République tchèque. La transition s'annonce donc délicate pour Obama, qui a reçu hier une réponse positive de l'expérimenté Rahm Emanuel, dont il a fait son chef de cabinet.
Stephen Hess a travaillé pour les présidents Eisenhower (1953-1961) et Nixon (1969-1974) et a conseillé Gerald Ford (1974-1977) et Jimmy Carter (1977-1981). Il est aujourd'hui expert des questions politiques de l'Institut Brookings. Il vient de publier What do we do now ? (Et maintenant qu'est-ce qu'on fait?), un ouvrage consacré à la période de transition entre deux présidents.
Quel est le principal défi pour le président Obama ?
Son problème numéro 1 est de trouver l’argent. Il va devoir consacrer une bonne partie du budget à résoudre la crise économique actuelle, ce qui risque d’empiéter sur les programmes qu’il espère mettre en œuvre en tant que démocrate de centre gauche. Il v




