En Allemagne, les sociaux-démocrates du SPD ont échoué dans leur tentative de gouverner le Land de Hesse (région de Francfort) avec le soutien du parti d’extrême gauche Die Linke, né de la fusion des déçus de la social-démocratie avec les néocommunistes est-allemands du PDS (ex-PC). Le Parlement régional, élu il y a moins d’un an, doit être dissout. Historien de renom, August Winckler est un des intellectuels de premier plan du SPD dont il est membre depuis 1962.
Les difficultés du SPD sont-elles comparables à celles du PS français ?
Les sociaux-démocrates allemands se définissent clairement comme un parti de masse depuis le programme de Bad Godesberg en 1959, et non plus comme parti de lutte de classes. Nombre de discussions internes au PS en France tiennent au fait que le parti compte des réformistes et des traditionalistes, sans que cette question centrale n’ait été posée : faut-il être un parti réformiste ou rester fidèle à la doctrine ?
Le SPD est sous les 30 % d’intentions de vote. Sa participation au gouvernement Merkel a-t-elle été néfaste ?
La participation du SPD au gouvernement avec les conservateurs de la CDU-CSU a moins désorienté l’opinion que le changement de cap annoncé fin février par l’ancien président du parti, Kurt Beck [remplacé par le tandem Müntefering-Steinmeier, ndlr]. Il a remis en question le principe de non-alliance, à l’ouest du pays, avec Die Linke. D’un coup, les fédérations régionales du SPD ont été habilitées à négocier une alliance




