Les Israéliens votent pour désigner leurs maires aujourd’hui, dans 160 municipalités réparties dans le pays. Ces scrutins suscitent en général un intérêt limité, a fortiori cette année, alors que l’annonce récente d’élections générales anticipées en février monopolise l’attention. Tel-Aviv et Jérusalem, deux agglomérations qui atteignent le million d’habitants, concentrent l’attention. A Tel-Aviv, le maire travailliste sortant, Ron Huldai, devrait l’emporter face à son principal adversaire, d’extrême gauche, Dov Henin. C’est à Jérusalem, au cœur du conflit israélo-palestinien, que les enjeux sont les plus importants.
Quels sont les enjeux pour Jérusalem ?
Le scrutin met avant tout en évidence les tensions entre population laïque et religieuse de la ville. Nir Barkat, un entrepreneur ayant fait fortune dans le high-tech, est considéré par les laïcs comme le dernier rempart contre la transformation de Jérusalem en une ville destinée aux seuls religieux. Les populations laïque et religieuse, qui représentent respectivement 27 % et 43 % de l’électorat de la ville, cohabitent difficilement. Lors du scrutinde 2003, la faible participation des électeurs laïcs avait conduit à la victoire de l’ultraorthodoxe Uri Lupolianski. Par ailleurs, même si le maire n’intervient pas directement dans les discussions israélo-palestiniennes sur l’avenir de la ville, sa gestion quotidienne peut avoir une influence déterminante sur la cohabitation entre Juifs et Arabes. Maintenir une cohabitati




