Oublions la couleur de Barack Obama. A l’aune du passé, le fait que l’Amérique ait porté un Noir à la Maison Blanche est, évidemment, capital mais, à l’aune du futur, l’important est le programme de ce Président.
Après trois décennies de démantèlement des politiques de redistribution, Barack Obama entend augmenter les impôts des plus riches et réduire ceux des classes moyennes, recourir au budget pour investir dans les infrastructures, garantir une couverture médicale à tous les Américains et faciliter, par la loi, la création de sections syndicales dans les entreprises afin de redonner du pouvoir d’achat aux salariés en rééquilibrant le rapport de forces entre capital et travail.
Ça ne se fera pas d'un coup. Barack Obama aura bien des obstacles à vaincre mais, outre que la détermination ne lui manque pas, non seulement les Etats-Unis vont donner l'exemple d'un retour à Keynes, d'une stimulation de l'économie par la justice et non plus l'iniquité sociale, mais ils vont prendre aussi la tête de la bataille contre le réchauffement climatique. Contrairement à George Bush, Barack Obama considère que «la planète est en danger». Il estime de surcroît que l'Amérique pourrait réduire sa dépendance pétrolière, créer des emplois et moderniser son industrie en s'attelant à la défense l'environnement.
Les Etats-Unis vont rejoindre, là, l’Union européenne qui, en termes d’objectifs au moins, avait pris de l’avance sur ce terrain. Les deux plus grandes puissances économiques mondiales




