Le dernier conflit dans lequel des bombes à sous-munitions ont été utilisées est celui qui a opposé en août Tbilissi à Moscou pour le contrôle de l’Ossétie du Sud, la région séparatiste du nord de la Géorgie. L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a récemment révélé que les deux parties y avaient eu recours. La Russie, qui se classe au deuxième rang mondial des pays stockeurs, a sans surprise démenti. Pris en flagrant délit, le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, a, quant à lui, joué la transparence. Il a reconnu que son armée s’en était servi, d’une manière limitée, contre le tunnel de Roki, point de passage des chars russes à la frontière de la Russie et de l’Ossétie du Sud, et le long de la route menant à la capitale de cette région indépendantiste.
Blindage. Dans de nombreux pays, les défenseurs de ce type d'armes mettent en avant leur efficacité contre le blindage des chars. Le problème est qu'elles se transforment en mines antipersonnel et continuent à faire des victimes longtemps après la fin des combats.
Des milliers de ces mini-bombes non explosées jonchent actuellement la campagne géorgienne, où les terres sont restées en friche. La plupart se trouvent dans les villages qui vont de Gori à Tskhinvali, la capitale de l’Ossétie du Sud, où les combats ont été les plus violents. Un cameraman néerlandais, Stan Storimans, a ainsi été tué sur la place centrale de Gori, la ville natale de Staline, où les autorités géorgiennes mont




