Khaled Cheikh Mohamed, le «cerveau du 11 Septembre» et les quatre autres accusés des attentats de 2001 détenus à Guantánamo veulent mourir. «Je veux que le procès commence et ne pas perdre davantage de temps», a déclaré hier Cheikh Mohamed au juge militaire qui préside les audiences préliminaires du tribunal d'exception de Guantánamo.
«Torturé». Le Pakistanais de 45 ans, qui consultait l'ordinateur portable qui lui a été attribué pour assurer seul sa défense, avait déjà avoué, lors d'une précédente audience, en juin, «avoir planifié tout de A à Z». Il est apparu avec une longue barbe grise, coiffé d'un turban blanc, presque méconnaissable et pressé d'en finir. Usé et amaigri, il a calmement rappelé avoir été «torturé par la CIA», sous les regards de soldats en faction sur tout le périmètre de la petite salle. Le tribunal a été construit l'an dernier en bordure d'une vieille piste aérienne de la base navale. Il se présente comme une série de bâtiments préfabriqués entourés d'un mur d'enceinte hérissé de barbelés qu'il est interdit de photographier.
Neuf membres des familles des victimes des attentats de 2001, choisies par tirage au sort, ont assisté à cette audience en compagnie de vingt journalistes placés derrière une vitre.
Les quatre autres coaccusés ont affirmé au juge que leur décision collective de plaider coupable n'avait pas été influencée par Cheikh Mohamed, qui paraît néanmoins avoir été l'initiateur de cette action collecti




