Gaza s'est invité dans la campagne pour les législatives israéliennes, prévues le 10 février. Les deux principaux candidats au poste de Premier ministre ont multiplié hier les déclarations belliqueuses après la fin de la trêve entre le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, et Israël. «L'Etat d'Israël et un gouvernement sous mon autorité feront de la chute du Hamas à Gaza un objectif stratégique. […] Nous recourrons à des moyens militaires, économiques et diplomatiques pour y parvenir», a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, chef du parti centriste Kadima. Le chef de file de l'opposition de droite, Benyamin Nétanyahou, en tête dans les sondages, a, de son côté, accusé le gouvernement actuel, et notamment Livni, d'être trop «passif» face à la détérioration de la situation dans le territoire palestinien. «A long terme, faire chuter le régime du Hamas à Gaza est inévitable», a déclaré le chef du Likoud depuis la ville israélienne de Sdérot, où il rendait visite à des habitants victimes des tirs de roquettes du mouvement islamiste.
Raids. Depuis la fin, vendredi, de la trêve de six mois entre le mouvement islamiste et l'Etat hébreu, plus de soixante roquettes et obus de mortier ont été tirés depuis la bande de Gaza sur Israël, faisant plusieurs blessés. En représailles, l'armée israélienne a mené des raids aériens, au cours desquels un membre des brigades Al-Aqsa, la branch




