Durant sa campagne, Barack Obama répétait à l’envi qu’il serait un président à l’écoute des citoyens, que le mouvement participatif ne s’arrêterait pas aux marches de la Maison Blanche. Alors qu’il ne porte encore que le titre de président-élu, il a déjà multiplié les appels pour prendre le pouls de ses électeurs, en leur ouvrant un espace de parole sur son site, www.change.gov, et en lançant un vaste sondage d’opinion.
Dernière action en date, son ancien directeur de campagne, David Plouffe, via une vidéo transmise par mail, a demandé à ses supporteurs de se réunir en petits groupes pour réfléchir aux «meilleures idées pour faire progresser le pays». A en croire l'équipe de transition, ils ont été plus de 550 000 à avoir répondu à l'appel le week-end dernier en organisant près de 4 000 rencontres dans plus de 2 000 villes.
Contributions. A Harlem, quartier de New York, une cinquantaine de personnes se sont retrouvées malgré le froid dans la salle de conférence du lycée Rice, sur Lenox Avenue. L'assemblée est bigarrée. L'organisateur, Chet Whye, un travailleur social actif dans la réinsertion des jeunes délinquants, reconnaît une petite dizaine d'activistes du quartier et des bénévoles de la campagne. Les autres sont des nouveaux venus. Premier tour de table : on passe en revue les aspects positifs et négatifs de la campagne. L'émotion chez certains est encore aussi vive qu'au 4 novembre. «Pour la première fois depuis longtemps, nous n'avons pas v




