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Libération

En Israël, consensus national sur l’offensive

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Même les partis et médias de gauche soutiennent le recours à la force.

Publié le 29/12/2008 à 6h51

Pour la première fois, deux roquettes tirées depuis la bande de Gaza sont tombées, hier, près du port d’Ashdod, à plus de trente kilomètres du territoire palestinien et à une trentaine de kilomètres au sud de Tel-Aviv. Echaudée par la pluie de roquettes qui s’est abattue sur Israël depuis la fin de la trêve, le 19 décembre, et qui a causé un mort et plusieurs blessés, l’opinion israélienne soutient massivement les opérations militaires dans la bande de Gaza. Les trois grandes chaînes de télévision font une couverture en direct et en continu de la crise. Les images des bombardements à Gaza sont entrecoupées de larges séquences sur les villes du sud du pays, cibles des missiles tirés de plus en plus loin à l’intérieur d’Israël depuis le territoire palestinien. De 250 000 habitants, la population israélienne menacée par les tirs du Hamas est passée à un demi-million.

«Motifs». «C'est la première fois dans l'histoire d'Israël que nous, les Israéliens, ne pouvons comprendre les motifs et les buts de ceux qui nous attaquent», a déclaré hier le président israélien, Shimon Pérès, se faisant l'écho d'un sentiment largement répandu dans la population. «Israël n'a aucune ambition à Gaza. Nous sommes partis de notre plein gré […]. Mais nous ne pouvons pas permettre que Gaza devienne une base permanente pour menacer et même tuer des enfants et des civils en Israël pour Dieu ne sait quelle raison», a-t-il ajouté, en faisant allusion au retrait israélien de la bande de

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