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Libération

A Gaza, la trêve attendra

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Conflit. En préalable, Israël demanderait une supervision internationale du cessez-le-feu.

Publié le 02/01/2009 à 6h51, mis à jour le 02/01/2009 à 6h51

L'heure n'est pas à la diplomatie. Pas encore, ou plutôt, pas publiquement. La chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni est venu expliquer, hier à Paris, qu'Israël décidera d'une trêve «le moment venu». Ce moment viendra quand le gouvernement israélien, a-t-elle précisé, jugera que «le Hamas a compris qu'assez c'est assez». Pas de «cessez-le-feu immédiat et permanent» donc, ni de «trêve humanitaire» de quarante-huit heures, comme l'avait réclamé Bernard Kouchner en réunissant les représentants des Vingt-Sept, mardi à Paris. Le Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, UE, Russie) avait appuyé cette demande. En vain.

Furieux. Le cabinet de sécurité israélien a refusé. «L'opération n'a pas été lancée à Gaza pour qu'elle se termine avec le même nombre de tirs de roquettes qu'au début de l'offensive», a déclaré le Premier ministre, Ehud Olmert, mercredi, à l'issue de la réunion. Il a estimé que le coût d'un cessez-le-feu était trop élevé pour Israël. «Admettons que nous arrêtions [les hostilités] de façon unilatérale et que dans quelques jours un barrage de roquettes soit tiré sur Ashkelon. Mesurez-vous les conséquences que cela aurait en Israël et dans la région ? Pour la force de dissuasion israélienne, pour les mesures israéliennes…» a ajouté Ehud Olmert.

Quant à l'idée d'une «trêve humanitaire» de quarante-huit heures, elle a rendu les dirigeants israéliens furieux, alors qu'ils commun

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