Un coup d’œil dans le rétroviseur, et l’année 2008 donne le tournis. Des réformes en veux-tu en voilà, et un constat sans appel : reniement des valeurs, explosion des inégalités, détérioration de la situation des salariés, des fonctionnaires, des sans-papiers, crise de la justice et mainmise sur l’audiovisuel sont au rendez-vous.
Loi Tepa
Un dispositif fiscalement injuste et économiquement dangereux
Aujourd’hui encore, la droite traîne le boulet du «paquet fiscal», sorte de péché originel du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Aussitôt élu, le nouveau chef de l’Etat fit en effet adopter, la loi Tepa (travail, emploi, pouvoir d’achat) dont l’intitulé rend imparfaitement compte, de son contenu réel.
Outre la défiscalisation des heures supplémentaires, ce texte contenait une avalanche de cadeaux fiscaux à destination des ménages les plus aisés : bouclier fiscal à 50 %, déductions variées pour réduire l’ISF (impôt sur la fortune), baisse des droits de succession, augmentation extravagante des plafonds des donations, déduction des intérêts d’emprunts…
Quand on les met bout à bout, les mesures fiscales représentent plus de la moitié du coût de la loi Tepa estimé entre 13 et 14 milliards d'euros en année pleine. Censées stimuler l'activité, ces mesures sont jugées au contraire socialement injustes et économiquement peu efficaces par la gauche, qui est favorable à «une annulation de la loi Tepa». Leurs bénéficiaires étant des ménages plutôt aisés, l'argent restitué par l'Et




