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Dimona: un site nucléaire à portée de roquettes

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Les tirs du Hamas vont de plus en plus loin en Israël.

Publié le 03/01/2009 à 6h51, mis à jour le 03/01/2009 à 6h51

De plus en plus loin. Depuis le début de l’offensive israélienne à Gaza, les dizaines de roquettes tirées quotidiennement sur Israël par le Hamas atteignent des localités toujours plus à l’intérieur du territoire israélien, paralysant des zones entières du pays. Les villes d’Ashdod, au sud de Tel-Aviv, et de Beer Sheva, dans le Néguev, respectivement cinquième et septième villes d’Israël avec environ 200 000 habitants chacune, jusque-là épargnées par les tirs, ont été prises pour cibles ces derniers jours.

La plupart des roquettes tirées par le Hamas sont des Qassam, des engins rudimentaires fabriqués dans la bande de Gaza, à la portée inférieure à 20 kilomètres, et très imprécises. Plusieurs milliers de ces roquettes ont touché, ces dernières années, la ville de Sdérot et ses environs, à quelques kilomètres de la bande de Gaza. Mais de façon croissante, le mouvement islamiste et les groupes armés palestiniens utilisent des roquettes plus sophistiquées, de plus longue portée, fabriquées en Syrie ou en Iran et passées en pièces détachées par les tunnels creusés entre l’Egypte et la bande de Gaza. Il s’agit notamment de Katioucha, qui avaient été largement utilisées par le Hezbollah lors du conflit de l’été 2006 avec Israël. Des missiles Grad, de fabrication iranienne, ont également été tirés ces derniers jours, notamment sur Ashdod et Ashkélon.

«Effet psychologique». Selon un rapport intérimaire de l'armée israélienne, dont les grandes lignes ont été publiées h

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