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Israël reste sur ses gardes

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Malgré les moyens mis dans l’offensive, l’Etat hébreu évite tout triomphalisme.

Publié le 05/01/2009 à 6h51, mis à jour le 05/01/2009 à 6h51

Lorsque des tirs intensifs de l’armée de l’air et de l’artillerie israéliennes vers la bande de Gaza ont été rapportés samedi en fin d’après-midi, les experts militaires israéliens, et nombre de leurs concitoyens, se doutaient que l’opération terrestre avait finalement été lancée. Personne, à la radio ou la télévision israélienne, n’a cependant pipé mot, jusqu’à l’annonce de l’offensive.

Cafouillages. Ce mutisme est l'exact contraire des annonces - pas toujours exactes - et des spéculations des médias israéliens, qui avaient émaillé la guerre de l'été 2006 contre le Hezbollah. «Les décisions sont prises à huis clos, il n'y a plus de fuites dans les médias, et les journalistes eux-mêmes font preuve d'une grande retenue», commente Shlomo Brom, ex-chef de la planification stratégique de l'armée israélienne. Et d'ajouter : «Nous avons tiré les leçons de 2006, nous parlons moins et nous faisons plus.»

L’ombre du conflit contre la milice chiite libanaise s’est faite encore plus pesante depuis l’entrée des troupes israéliennes dans la bande de Gaza. Dans les deux cas, l’Etat hébreu est confronté à un groupe islamiste, soutenu par l’Iran, déterminé à poursuivre ses tirs de roquettes sur Israël. Le conflit de 2006 avait été déclenché par la capture de deux soldats israéliens lors d’un raid du Hezbollah en territoire israélien. L’issue de l’opération israélienne en cours pèsera de façon décisive sur le sort du soldat franco-israélien Gilad Shalit, enle

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