«Le président élu Obama surveille les événements internationaux de très près, y compris la situation à Gaza, mais il n'y a qu'un président à la fois.» Depuis cette déclaration, il y a une semaine par un de ses porte-parole, Barack Obama est resté muet face à l'escalade du conflit entre Israël et le Hamas. S'il est vrai qu'il n'est encore que «président élu», cette réserve contraste singulièrement avec l'activisme qu'il déploie dans le domaine économique. Depuis le début du conflit à Gaza, Barack Obama est régulièrement tenu au courant de la situation sur le terrain, et recevrait les mêmes rapports des services secrets que George Bush. A aucun moment pourtant son équipe n'a laissé filtrer le moindre désaccord avec la ligne de l'administration Bush.
Discours. Les experts s'accordent à penser que l'escalade à Gaza ne peut que compliquer la promesse faite par le futur président de redorer l'image de l'Amérique dans le monde, et en particulier dans le monde arabe. Durant sa campagne, Barack Obama avait ainsi promis qu'il prononcerait un discours majeur dans un pays musulman. «Je ferai clairement savoir que nous ne sommes pas en guerre contre l'islam», déclarait-il alors. S'il avait laissé entendre en début de campagne qu'il n'excluait pas des négociations avec le Hamas, il s'est peu à peu distancié de ces propos sous la pression des critiques, déclarant lors de son voyage en Israël en juillet qu'«il est difficile de négocier avec un




