Près d'un mois et demi après les attentats de Bombay, l'Inde a formellement remis au Pakistan les «preuves» qu'elle dit posséder depuis des semaines sur l'implication d'«éléments pakistanais» dans l'attaque qui avait fait 172 morts. Une initiative qui vise à mettre Islamabad au pied du mur. Car si les autorités pakistanaises ont arrêté certains des suspects nommés par New Delhi, elles continuent de faire la sourde oreille en réclamant des preuves de leur culpabilité avant d'engager la moindre poursuite.
Dans le dossier transmis hier figurent notamment des retranscriptions d'appels téléphoniques entre certains des terroristes et des interlocuteurs situés au Pakistan qui, selon New Delhi, leur donnaient des ordres pendant l'assaut. Des rapports d'interrogatoires ont également été fournis, notamment celui du seul assaillant capturé vivant (dont l'Inde affirme qu'il est pakistanais), ainsi que des données tirées du GPS retrouvé dans le bateau sur lequel le commando était arrivé. «Nous attendons du gouvernement pakistanais qu'il poursuive rapidement son enquête […] et partage les conclusions avec nous afin de traduire les responsables en justice», a précisé le ministère indien des Affaires étrangères.
Missive. En utilisant la voie officielle pour faire passer des informations déjà divulguées dans la presse et même fournies à d'autres pays ces dernières semaines, l'Inde cherche à prendre le Pakistan à son propre jeu. Ce week-end, le minist




