Bombardés, terrés dans leurs maisons, privés d'électricité et souvent d'eau, les Gazaouis sont menacés d'une catastrophe humanitaire. «La situation, qui était déjà très dangereuse, est devenuetrès chaotique et imprévisible», témoigne Antoine Grand, chef de l'antenne du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Gaza, contacté hier après-midi par téléphone. Les hôpitaux, souligne-t-il, «doivent gérer des afflux continus de blessés et de morts».Selon le chef des services d'urgences dans la bande de Gaza, Mouawiya Hassanein, 50 personnes ont été tuées hier. Ce qui porterait à 555 le nombre de Palestiniens décédés depuis le lancement de l'offensive de Tsahal, le 27 décembre. 2 700 autres auraient été blessés dans le territoire fermé à la presse étrangère.
Dangers. Hier soir, des combats très violents se déroulaient dans la ville de Gaza d'après des témoins et des sources militaires citées par l'AFP. «Les bombardements persistent jour et nuit avec, en plus, des tirs d'artillerie massifs», souligne le responsable de la Croix-Rouge. «Les chars avancent petit à petit», raconte au téléphone, Jessica Pourraz, la responsable de Médecins sans frontières (MSF) à Gaza. «Ce matin, ils sont entrés dans deux zones urbaines, à Choujaiya et à Zeitoun. Il y a déjà beaucoup de gens pris au piège. Un membre de notre personnel est resté bloqué dans sa maison, entouré de chars, au milieu des combats de rue. En fin de mat




