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A Gaza, la guerre urbaine met les civils en première ligne

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Des tirs israéliens ont touché une école et tué 42 habitants de Jabaliya, hier, dans la bande de Gaza.

Publié le 07/01/2009 à 6h51, mis à jour le 07/01/2009 à 6h51

Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées hier par des obus israéliens dans le périmètre d'une école gérée par l'ONU abritant des déplacés palestiniens à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, ce qui constitue l'attaque la plus meurtrière depuis le début de l'offensive «Plomb durci». Le bilan de cette frappe est de 42 morts, selon une source médicale palestinienne, alors que l'ONU a évoqué le chiffre de 30 morts. Les télévisions ont montré des images du drame que les uns qualifieront sans doute de bavure et les autres de massacre. On y voit des personnes se mettant à couvert alors qu'elles étaient prises sous les tirs ainsi que des séquences d'ambulances évacuant, en toute hâte, morts et blessés. Israël, qui accuse le Hamas de se cacher parmi les civils pour attaquer ses forces, a annoncé qu'il préparait un rapport sur cette attaque. «Les vérifications préliminaires, a dit un porte-parole israélien à l'agence Reuters, ont montré que des tirs de mortier avaient été lancés de cette école contre les forces israéliennes. Celles-ci ont riposté avec un certain nombre de mortiers dans la même zone.»

Shifa. L'ONU, qui reproche à Israël d'avoir ciblé plusieurs des écoles qu'elle administre, a demandé une enquête approfondie. John Ging, le directeur des opérations de l'agence des Nations unies chargée de l'aide aux Palestiniens (UNRWA), avait fait ressortir dans la matinée qu'«il n'y a plus d'endroit sûr où se réfugier» en évoquant l

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