En trois petites journées à Washington (il a pris ses quartiers dimanche dans la suite présidentielle d’un luxueux hôtel en face de la Maison Blanche), et alors qu’il n’a toujours pas été investi, Barack Obama a déjà pris la capitale fédérale d’assaut. Lundi, il présentait au Congrès son plan de relance économique, baptisé «plan américain de relance et de réinvestissement». Mardi, il laissait fuiter le nom du futur chef de la CIA, Leon Panetta, créant un premier parfum de scandale au Capitole. Hier, il tenait sa première conférence de presse dans la capitale et participait à un déjeuner à la Maison Blanche en compagnie des anciens présidents (Jimmy Carter, George Bush père et Bill Clinton), à l’invitation du président sortant, George W. Bush.
Hormis la situation à Gaza, que Barack Obama s’évertue respectueusement (d’autres diront lâchement) à laisser aux soins de l’administration Bush, Washington pourrait donner l’impression d’avoir déjà intronisé son nouveau président. Même les images de la voiture de Barack Obama traçant sur Pennsylvania Avenue sont devenues prétextes à interruption des programmes sur les chaînes d’informations en continu. Le président élu est de fait déjà aux commandes du pays.
Le Congrès a ainsi commencé à plancher sur son plan de relance, dont le coût final, initialement estimé à 775 milliards de dollars, n'est toujours pas fixé. «Cela dépendra des négociations au Congrès», a dit Barack Obama lors de sa conférence de presse, s'attendant toutefois




