Au moins trois roquettes tirées, hier, à partir du Liban ont explosé dans le périmètre de la petite ville de Nahariya, dans le nord d’Israël, faisant deux blessés.
Depuis le début de l'opération en cours à Gaza, les responsables israéliens ont fait savoir qu'ils répliqueraient «massivement» à l'ouverture d'un second front au nord, en cas d'attaque du Hezbollah, la milice chiite libanaise. Il s'agirait, pour Israël, d'un scénario catastrophe puisque la presque totalité de son territoire serait à la merci des tirs de roquettes du Hamas ou du Hezbollah. Il semble cependant que les tirs d'hier, qui n'ont pas été revendiqués, soient le fait d'un groupe armé palestinien non lié au Hezbollah. Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a condamné ces tirs et promis une enquête.
«Je ne pense pas qu'une escalade soit en vue, il est clair que les roquettes n'ont pas été tirées par le Hezbollah qui n'a pas intérêt dans les conditions actuelles à un conflit avec Israël», estime Yossi Alpher, ex-directeur du centre Jaffee d'études stratégiques. La démonstration de force de Tsahal dans la bande de Gaza fait hésiter la milice chiite à se lancer dans une aventure militaire. Le Hezbollah étant présent dans le gouvernement libanais - où il a un droit de veto - avec un ministre, Israël a prévenu qu'en cas d'offensive, il attaquerait l'ensemble du pays et pas seulement les bastions de la milice chiite. En outre, ce parti a son propre agenda politique et veut gagner les élection




