Il n'y a plus que les pamphlétaires et les caricaturistes pour regretter le départ de George W. Bush le 20 janvier. Ses politiques désastreuses, mais aussi sa syntaxe approximative et ses maladresses, en avaient fait le sujet favori des talk-shows satiriques. Lundi, dans une dernière conférence de presse spectacle - sa «dernière interview de sortie», selon ses propres mots - il s'est montré tour à tour contrit, arrogant, drôle, balayant les critiques et s'en remettant aux historiens qui jetteront - il en est convaincu - un regard différent sur sa présidence. «Vous souvenez-vous à quoi ressemblait cet endroit, le 11 Septembre ?» a-t-il lancé, sur un air de défi, soulignant que le pays n'avait pas subi de nouvelles attaques terroristes depuis. Seuls 29 % des Américains approuvent encore son action, c'est à peine plus que Richard Nixon au moment du Watergate.
Bush laisse à son successeur, Barack Obama, un pays à genoux, menant deux guerres, en Irak et en Afghanistan, et se débattant dans la plus grave crise financière depuis la Grande Dépression des années 30. Curieusement, ses pitreries et ses inadéquations en disaient souvent déjà long sur ses manquements.
Les bushismes
Il y eut «les Gréciens», peuple bien connu de la Grèce, le «Est-ce que nos enfants apprend ?» et tant d'autres… George Bush était à peine devenu président que le terme bushism entrait déjà dans le vocabulaire américain. Sa définition pourrait être libellée ainsi : «erreur de sy




