Une polémique se développe autour des armes que Tsahal utilise à Gaza. Des organisations humanitaires dénoncent en particulier l’emploi de deux types de munitions, celles au phosphore blanc et un nouvel explosif baptisé Dime.
Les obus au phosphore blanc
Depuis le début de l’intervention israélienne, on voit beaucoup d’images d’obus explosant en l’air, produisant à la fois une forte lumière et des traînées de fumée blanche. Même si Tsahal ne le reconnaît pas, il s’agit vraisemblablement de munitions au phosphore blanc. Elles servent à éclairer, de nuit ou de jour, pour désigner une cible, et surtout à produire des écrans de fumée derrière lesquels l’infanterie progresse. Les munitions au phosphore ne sont pas considérées comme des armes chimiques, mais comme des armes incendiaires. A ce titre, elles sont régies par le protocole III de la Convention sur l’interdiction ou la limitation des armes classiques, entrée en vigueur en 1983. Ce texte interdit leur emploi contre des populations civiles et en réglemente strictement leur utilisation contre des cibles militaires si celles-ci se trouvent dans des zones habitées par des civils, ce qui est le cas à Gaza.
La morale peut réprouver leur usage, mais pas le droit international, car Israël n’a jamais signé ce protocole. L’Etat hébreu n’est donc pas juridiquement tenu de respecter un accord international auquel il n’adhère pas. Israël n’est pas la seule nation dans ce cas. La plupart des pays arabes et/ou musulmans (Egypte, Syrie, Algé




