Le cessez-le-feu «unilatéral» annoncé samedi soir par les autorités israéliennes n'est pas encore une trêve et encore moins la paix. Mais les combats se sont finalement arrêtés dans la bande de Gaza après vingt-deux jours d'une offensive qui a fait plus de 1 300 morts et 5 500 blessés, dont de nombreux civils. Dés hier soir, les forces de Tsahal quittaient leurs positions près du centre de la ville de Gaza et libéraient la principale route entre le nord et le sud du territoire, amorçant ainsi le retrait souhaité par la communauté internationale.
«Nous sommes aux côtés d'Israël pour assurer son droit à la sécurité, mais il faut maintenant qu'Israël indique clairement que si les tirs de roquettes s'arrêtent, l'armée israélienne doit quitter Gaza», a affirmé hier Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un sommet international organisé par l'Egypte à Charm el-Cheikh de chefs d'Etats et de gouvernement européens aux côtés du président palestinien Mahmoud Abbas - mais sans les dirigeants israéliens - afin de «consolider» le cessez-le-feu. Le président français et les cinq autres dirigeants européens étaient hier soir à Jérusalem, où Ehud Olmert leur a rappelé l'intention de son pays «de sortir de la bande de Gaza le plus vite possible, dès que la situation des populations du sud du pays serait assurée». Ce sont les tirs de roquettes permanents du Hamas vers le sud d'Israël et leur portée croissante qui ont incité l'Etat hébreu à lancer son offensiv




