Barack Obama a promis le changement. Son élection à elle seule signale une profonde évolution de la société américaine, prête à surmonter ses vieux démons racistes, prête surtout à passer la torche du pouvoir à la génération X, celle des post-baby boomers, qui a moins de 50 ans (Obama est né en 1961), qui ne s’est pas déchirée sur le Vietnam ou la guerre culturelle qui faisait rage dans les années 60, et qui est considérée comme moins idéologue et plus pragmatique.
Au-delà du politique, Obama, c’est aussi un nouveau style. Premier président numérique, il est jeune, écoute du hip-hop et du rock sur son iPod, est à l’aise dans une société multiculturelle. Avec lui, la Maison Blanche devient tendance. Revue de détails d’un nouveau lifestyle.
Jamais sans mon mail
La bataille s'annonce rude et elle obsède tant Barack Obama qu'il s'en est ouvert à la presse. Ses conseillers veulent le voir se débarrasser de son Blackberry, auquel il est accro. «Je m'y agrippe encore, mais ils veulent me l'arracher des mains», lâchait-il il y a quelques jours au New York Times. Ses avocats évoquent des problèmes de sécurité, les pirates auraient tôt fait de violer son adresse électronique, et cette correspondance pourrait être publiée un jour, au nom de la postérité. Barack Obama défend son désir de rester en contact avec le «monde réel», les amis, la famille, les anciens collègues, histoire de respirer l'air du dehors. S'il gagne cette manche, il deviendrait le premier président en exercice à




