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Libération

Le volontarisme d’Obama n’étanche pas les impatiences

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Guantánamo, Irak, plan de relance… certains réclament plus d’audace, d’autres critiquent déjà.

ParPhilippe Grangereau
WASHINGTON, de notre correspondant
Publié le 26/01/2009 à 6h51, mis à jour le 26/01/2009 à 6h51

La lune de miel pourrait être plus courte que prévu. Applaudi pour avoir d'emblée répudié les décisions les plus controversées de son prédécesseur, le président Obama commence aussi à être la cible de certains reproches, à droite comme à gauche. Beaucoup de républicains contestent sa décision de fermer Guantánamo alors qu'il semble avéré, selon une enquête du New York Times, qu'un détenu libéré en 2007, Saïd Ali al-Shehri, est devenu un chef d'Al-Qaeda au Yémen. A gauche, on reproche au contraire à Obama de se réserver la possibilité de continuer à détenir indéfiniment des suspects, puisque son ordre exécutif ordonnant la fermeture dans un an de la base se propose simplement d'«étudier» la manière dont seront traités les prisonniers trop dangereux mais impossibles à juger.

Au centre. Autant de critiques qui montrent la difficulté qui sera celle d'Obama d'arriver à gouverner au centre, dans un contexte de crise économique et face aux deux fronts ouverts en Irak et en Afghanistan. «Obama a repoussé à plus tard les décisions les plus difficiles», regrette le Los Angeles Times. L'Union des libertés civiques«félicite», elle, le Président, mais déplore l'«ambiguïté» de ses décrets. «S'il maintient ne serait-ce qu'une partie du semblant de justice de l'administration Bush, il se retrouvera dans le même bourbier», met en garde l'organisation de gauche. Obama n'interdit pas non plus à la CIA d'expulser des

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