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Crise : Brown loupe sa relance

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Après une embellie, le Premier ministre britannique replonge dans les sondages.

Publié le 29/01/2009 à 6h51

«Flash Gordon» n'est plus… qu'un «poulet décapité», selon le leader de l'opposition britannique, David Cameron. Alors que le Royaume-Uni s'enfonce dans la crise, au rythme de 3 000 emplois supprimés par jour, la courbe de popularité du Premier ministre, Gordon Brown, suit le même déclin. Sa résurrection politique n'aura duré que le temps d'un automne.

A l'époque, sa réaction rapide à la crise, appuyée sur son expérience de dix ans passés au ministère de l'Economie, lui avait valu ce surnom de Flash Gordon. De sommets internationaux en réunions de son nouveau conseil de guerre ministériel anticrise, il surfait sur une image rassurante de compétence face à une opposition conservatrice inaudible et moins préparée. Le 6 novembre, les travaillistes remportaient même en Ecosse une partielle dans une circonscription que conseillers et bookmakers donnaient perdue d'avance. Une victoire personnelle puisqu'il avait mis tout son poids dans cette campagne. C'était l'époque où il affirmait que le Royaume-Uni était «mieux armé» que ses voisins pour combattre le cyclone financier. L'Ecossais austère avait même été surpris à sourire. Devant les députés, il affirmait, dans un lapsus, avoir… «sauvé le monde». Début décembre encore, un sondage annonçait qu'il avait quasiment refait son retard sur l'opposition, avec 36 % d'intentions de vote contre 37 %. Alors que les élections ne sont pas prévues avant le printemps 2010, la presse spéculait sur la possibilité qu'il les avan

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