En deux semaines de pouvoir, Obama a beaucoup mouillé sa chemise. Un presque sans faute malgré un couac, hier, quand deux de ses proches ont dû retirer leur candidature aux postes de secrétaire à la Santé et de contrôleuse du Budget, faute d'être en ordre avec le fisc. Il reste que presque chaque jour, le Président a pris des décisions substantielles, à commencer par la plus attendue et la plus spectaculaire : la fermeture de Guantanamo Bay dans un an et la suspension des tribunaux militaires d'exception. Obama entend à la fois démontrer qu'il tient ses promesses et qu'il jette les bases de décisions plus importantes qu'il prendra à l'avenir. Sur l'Afghanistan, l'Irak, le conflit israélo-palestinien, l'environnement et surtout la crise économique et financière, qui va sans doute le contraindre à renflouer davantage encore les banquiers de Wall Street en créant une «super-banque» qui rachèterait leurs «mauvaises dettes». Au risque d'être impopulaire. C'est d'ailleurs sans doute pour prévenir les récriminations que le tacticien Obama a mené l'assaut la semaine dernière contre les «honteux» banquiers de Wall Street qui ont empoché «de manière hautement irresponsable» 18 milliards de dollars de bonus en dépit de la débâcle, alors même que l'Etat fédéral doit les financer.
Redresseur de torts. Chez Obama, tout semble maîtrisé et calculé. «Il a réalisé un sans-faute jusqu'à présent, et c'est le plus frappant, juge Justin Vaïsse, chercheur




