L’issue du scrutin d’hier s’annonçait particulièrement serrée entre le Likoud, le parti de droite de Benyamin Nétanyahou, et le parti centriste Kadima de Tzipi Livni. La campagne électorale, dépourvue de grands débats d’idées, a été marquée par la poussée du parti d’extrême droite Israël Beiteinou («Israël, notre maison») d’Avigdor Lieberman dans les sondages. Ecourtée par l’opération israélienne «Plomb durci» dans la bande de Gaza, elle a été dominée par les questions sécuritaires qui ont suscité une surenchère des partis en lice. Malgré des prévisions de participation pessimistes et le mauvais temps, le taux de participation atteignait 59,7 % des inscrits, hier à 20 heures (21 heures à Paris), soit deux points de plus par rapport au scrutin de 2006. Plus de 5 millions d’électeurs étaient inscrits dans plus de 9 000 bureaux de vote. En cas d’écart trop étroit entre les candidats, les résultats définitifs pourraient n’être annoncés que jeudi.
Contre-nature. Quelle que soit la composition du gouvernement issu des élections législatives israéliennes d'hier, une quasi-certitude se dégage d'ores et déjà : sa durée de vie, comme celle de tous ses prédécesseurs, sera limitée. Elections anticipées à répétition, instabilité des coalitions gouvernementales, discrédit de la classe politique, affaires de corruption : le système politique israélien apparaît à bout de souffle.
En raison du suffrage à la proportionnelle intégrale, aucun parti n’a réussi, depuis la création




