Bill Clinton a conseillé la semaine dernière à Barack Obama d'être un petit peu plus optimiste dans ses déclarations sur la situation économique, même si celle-ci est désastreuse. Le nouveau président américain, qui devait dresser, hier soir, un tableau général de ses intentions devant les deux chambres du Congrès, va sans doute l'écouter. «Il va décrire les vicissitudes que traversent les Américains, tout en les assurant qu'ils disposent des ressources et de la force pour s'en sortir», a expliqué l'un de ses conseillers à un groupe de journalistes.
Energies. Fort d'un capital de sympathie presque intact (63 % d'approbation), Obama devait annoncer qu'il équilibrera le budget en 2012, tout en dépensant davantage dans l'éducation, les énergies vertes, et pour réformer le système de santé, conformément à son programme. Cette allocution n'est pas à proprement parler un discours sur l'état de l'Union puisque le 44e président n'est en fonction que depuis cinq semaines, et que les nouveaux présidents en sont dispensés. Mais en regard de la situation, son adresse devait être au moins aussi solennelle.
Le chômage n’a cessé de grimper pour atteindre les 7,6 % selon les chiffres officiels, 14 % si l’on inclut les personnes qui ont cessé de chercher un emploi ou qui travaillent à mi-temps pour des raisons économiques. La débâcle a mis en déroute General Motors et Chrysler, qui seraient déjà en faillite si l’Etat n’était pas intervenu. Sans l’aide du go




