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Coups bas chez Uribe

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Colombie . Scandales en série au service de renseignement.

ParMichel Taille
BOGOTA, de notre correspondant
Publié le 27/02/2009 à 6h51, mis à jour le 27/02/2009 à 6h51

Les espions du président colombien, Alvaro Uribe, pataugent dans les scandales. L'hebdomadaire national Semana a révélé que le Département administratif de sécurité (DAS), service de renseignement de la présidence, outrepasserait toutes ses fonctions. Les agents auraient mis sur écoutes les principales figures de l'opposition de gauche, fait suivre des magistrats qui enquêtaient sur les liens de la majorité pro-Uribe avec des milices d'extrême droite, et enfin exfiltré des documents confidentiels à la guérilla marxiste et à la mafia. La plupart des preuves auraient été détruites le mois dernier, avant l'entrée en fonction d'un nouveau directeur.

Face aux accusations, le conservateur Alvaro Uribe a plaidé non coupable. «Je me sens moi-même victime de cette infamie», a-t-il insisté : plusieurs de ses collaborateurs auraient aussi été écoutés. Réponse du DAS : «Ceux qui nous demandent des "services" depuis la présidence sont à leur tour interceptés»,pour se protéger d'éventuels chantages, a affirmé un des espions à Semana. L'ex-président opposant César Gaviria, lui aussi victime présumée, a dénoncé une «absence de contrôle injustifiable», connue «depuis des années».

Un ancien directeur du DAS, Jorge Noguera, est aujourd’hui incarcéré pour avoir fait travailler l’organisme au profit de milices d’extrême droite. Uribe l’avait défendu jusqu’à sa démission, en 2005. Mais depuis, Gustavo Petro, un sénateur issu de l’opposition, s’e

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