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Libération

Chirac engagé pour son «ami Rafic»

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L’ex-président français a joué un rôle crucial dans la création du TSL.

Publié le 02/03/2009 à 6h51

Sans Jacques Chirac, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) n’aurait jamais vu le jour. Pour comprendre la genèse du TSL, il faut remonter le fil des liens unissant Hariri et Chirac, tant l’ex-président français a joué un rôle moteur dans la vie politique libanaise, dont il avait fait une affaire personnelle.

Les deux hommes se sont rencontrés durant les années 80, lorsque Chirac Premier ministre cherchait à faire libérer les otages français au Liban. Quand Chirac perd la présidentielle de 1988, Hariri, alors un riche mécène qui fait ses premiers pas en politique, est l’un des rares à lui rendre visite à l’Hôtel de Ville. Des intérêts financiers unissent aussi les deux hommes. Les entreprises de BTP du magnat libano-saoudien bénéficient de commandes parisiennes et Radio-Orient, son antenne, se voit octroyer une fréquence. Hariri, qui a l’oreille des dirigeants saoudiens, jouera de son influence pour faire profiter Paris des contrats d’armement.

Chirac et Hariri s'épaulent dans leur ascension politique et, une fois parvenus au pouvoir dans les années 90, se consultent en permanence. C'est l'époque où Chirac, en visite d'Etat à Beyrouth, loge chez son «ami Rafic». A l'époque, Hariri plaide auprès de Chirac pour son protecteur syrien, Hafez al-Assad, qui sera reçu à Paris en 1998.

Les relations se gâteront avec son fils Bachar, dont l’hostilité de plus en plus forte envers Hariri suscitera la colère de Chirac. C’est à la fin de l’été que le sort du Premier ministre libanai

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