C’est le récit d’un meurtre, tel qu’on le lit dans un rapport confidentiel de la police malaisienne. Celui d’Altantuya, une jeune interprète asiatique, prise dans une sombre affaire de ventes d’armes entre la France et la Malaisie. Un meurtre dans lequel pourrait être impliqué l’homme promis à devenir, fin mars, Premier ministre de la Malaisie.
«QuandlaChinoiseavuquejeprenaisunearmeàfeu,ellem'asuppliédel'épargnerendisantqu'elleétaitenceinte», raconte Sirul Omar, policier de la Special Branch malaisienne, à un autre policier d'un commissariat de Kuala Lumpur, la capitale du pays. «Azilah [le supérieur de Sirul] a attrapé la Chinoise et l'a projetée à terre.J'ai immédiatement tiréenvisantsatempegauche.Ensuite,Azilahl'adéshabilléeetamisses habits dansunsacenplastique noir.Azilahavuquesamainbougeaitencore.Ilm'aordonnédetirerunesecondefois,cequej'aifait», lit-on dans ce document de cinq pa




