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Torture : Obama dit non au grand déballage

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Etats-Unis . Le projet d’une commission vérité sur le traitement des prisonniers sous l’ère Bush est enterré.

ParPhilippe Grangereau
WASHINGTON, de notre correspondant
Publié le 06/03/2009 à 6h51, mis à jour le 06/03/2009 à 6h51

Une «commission vérité» destinée à faire toute la lumière sur le traitement des prisonniers de la «guerre contre la terreur» lancée par l'administration Bush au lendemain des attentats du 11 Septembre ? «Rien n'a fait plus de tort à l'image des Etats-Unis dans le monde que le fait que notre pays a enfreint la loi et les limites du pouvoir exécutif pour autoriser la torture et les mauvais traitements», a déclaré le promoteur de cette idée, le sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy, lors d'une session du Sénat réunie mercredi. Ce parlementaire est célèbre pour avoir courageusement affronté l'administration Bush, qui le lui rendait bien : «Go fuck yourself [va te faire foutre, ndlr]», lui avait lancé le vice-président Dick Cheney en 2004.

Immunité. Calquée sur le modèle de la Commission vérité et réconciliation mise en place en Afrique du Sud au sortir de l'apartheid, celle-ci accorderait l'immunité à toutes les personnes qui se présenteraient pour dévoiler leur rôle, et les ordres qu'ils ont reçus ou donnés dans le cadre de la «guerre contre la terreur» de George W. Bush. Mais l'administration de Barack Obama a déjà mis le holà à l'idée d'un tel déballage.

«Cela m'intéresse davantage de regarder vers l'avant, plutôt que de regarder en arrière», avait déclaré, le mois dernier, le nouveau président en réponse à l'initiative de Patrick Leahy. Hier, un haut responsable de son administration a confirmé cette hostilité. Sous couvert de

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