Le dalaï-lama dénonce «un enfer sur terre» au Tibet. Dans un discours prononcé hier à Dharamsala (Inde), devant 10 000 Tibétains venus du monde entier, il accuse : «Ces cinquante dernières années ont été celles de la souffrance et de destruction… le gouvernement chinois y a mené toute une série de campagnes de violences et de répression…» Evoquant «la mort de centaines de milliers de Tibétains» depuis l'échec de la rébellion de 1959 contre l'armée chinoise, le moine décrit la situation aujourd'hui : «Les Tibétains vivent en permanence dans la crainte : leur religion, culture, langue et identité sont menacées de disparition. Ils sont considérés comme des criminels qui ne méritent que la mort.» Exhortant ses compatriotes à «espérer le meilleur en se préparant au pire», le chef spirituel a répété la quête du gouvernement en exil : «Une autonomie légitime et significative qui nous permettrait de vivre dans le cadre de la République populaire de Chine.» Pékin a réagi dans l'heure : «Les réformes démocratiques au Tibet sont les plus vastes et les plus profondes de son histoire.» Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, a ajouté qu'il ne souhaitait pas «répondre aux mensonges du dalaï-lama». Lundi, le président Hu Jintao avait annoncé l'édification d'une «solide grande muraille contre le séparatisme pour protéger l'unité de la mère patrie et assurer l'ordre et la tranquillité». Les sacs de sable
Devant 10 000 Tibétains, le dalaï-lama défie Pékin
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Publié le 11/03/2009 à 6h51
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