Tout le monde se souvient du Ponant, le yacht de luxe français pris en otage au large de la Somalie, il y a exactement un an, et libéré à la suite d'une opération des commandos de l'armée française. Mais tout le monde a oublié que six Somaliens, présumés pirates, avaient été arrêtés durant l'opération puis transférés en France, où ils ont été mis en examen et écroués. Depuis, la procédure n'a pas avancé.
Douze avocats ont été commis d’office, deux par mis en examen, tous lauréats de la Conférence du stage 2008. La crème du jeune barreau de Paris. Après avoir vu leur demande de mise en liberté provisoire rejetée, les avocats ont déposé, le 13 octobre, une requête en nullité. Six mois plus tard, soit dans un délai inhabituellement long, la requête était auditionnée hier matin par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, qui rendra sa décision le 6 avril. Les avocats des pirates présumés estiment, en effet, qu’ils ont été capturés, détenus et transférés en France hors de tout cadre légal, ce qui entacherait l’ensemble de la procédure de nullité.
Rançon. Retour sur les faits. Amarré sur la côte somalienne sous la garde armée de preneurs d'otages, le Ponant avait été libéré, avec son équipage, après le versement d'une rançon en espèces, le 11 avril 2008. Deux millions de dollars dit-on, 1,6 million d'euros. Peu de temps après l'échange, un hélicoptère français, qui avait décollé d'un navire de guerre tout proche, lance une attaque contre un véhi




