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Le sort de Ravalomanana suspendu à l’armée

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Madagascar . Le Président est de plus en plus isolé.

Publié le 16/03/2009 à 6h51

Ce week-end, la crise malgache a connu une brusque accélération. Le président Marc Ravalomanana semble plus isolé que jamais alors que son opposant, Andry Rajoelina, maire déchu d’Antananarivo, se prévaut du soutien de l’armée.

Ultimatum. Samedi, Rajoelina est réapparu pour la première fois publiquement depuis le 3 mars, lorsqu'il était entré dans la clandestinité pour échapper à une arrestation. Le fait qu'il soit entouré de militaires semblait indiquer que l'armée a pris son parti. C'est en tout cas ce qu'affirme le jeune et fougueux politicien, qui a expliqué «commander» aux forces armées et être en contact permanent avec leurs chefs. Il donnait dans la foulée un ultimatum de quatre heures au président Marc Ravalomanana, dont il conteste la légitimité depuis plus de deux mois dans la rue, pour quitter le pouvoir.

Ce dernier, retranché dans son palais n'a pas démissionné. Mais il est à la merci d'un coup de force : tous les militaires ont déserté la résidence, signe évident d'un lâchage. Le Président n'est plus protégé que par 5 000 de ses supporteurs, qui disent craindre pour sa vie et campent tout autour du bâtiment, situé à une dizaine de kilomètres du centre de la capitale. Hier matin, le président Ravalomanana est brièvement sorti pour participer à un culte religieux. Jurant qu'il ne démissionnerait «jamais», il a proposé «un référendum si c'est nécessaire». Etant donné son isolement, cette proposition ressemble à une manœuvre dilatoire.

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