«Si nous acceptons des anciens prisonniers de Guantánamo, c'est pour tourner la page. Il faut que la page soit tournée et nous serons très fermes sur ce point.» C'est ce qu'affirmait lundi le commissaire européen Jacques Barrot, qui a accompagné à Washington le ministre de l'Intérieur tchèque, Ivan Langer, dont le pays préside l'Union européenne, pour discuter avec les autorités américaines de la possibilité pour les pays de l'UE d'accueillir une partie des 245 détenus de Guantánamo.
La délégation européenne a soumis aux Etats-Unis une «liste de questions» et attend des «réponses claires» avant de décider de la marche à suivre, a expliqué Barrot, qui s'est entretenu hier avec la ministre américaine de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, les conseillers du président Obama et le ministre de la Justice, Eric Holder.
Condition. La question de la base afghane de Bagram, où les Etats-Unis détiennent 600 prisonniers, a été évoquée. «Lorsque nous posons la question de savoir si d'autres Guantánamo pourraient voir le jour ailleurs, nous attendons une réponse claire et ferme : non», a déclaré à cet égard le commissaire européen. La principale condition posée par l'UE est d'avoir une «transparence complète» sur les dossiers des prisonniers. Pour Barrot, il demeure que «les détenus ont des liens plus ou moins lointains avec des milieux terroristes. Il est donc logique que nous ayons toutes les informations souhaitables et que nous accueil




