Michelle Obama adore les gestes symboliques. Dans le potager biologique de la Maison Blanche, «il n'y aura pas de betteraves, Barack ne les aime pas, mais il y aura de la roquette», disait-elle il y a quelques mois. Quand son mari, alors en campagne électorale, avait mentionné son goût pour cette salade et son coût exorbitant devant des fermiers de l'Iowa, ceux-ci avaient fait les yeux ronds. Ils n'avaient jamais entendu parler de roquette. L'incident fut exploité par ses rivaux pour dénoncer le côté élitiste de Barack Obama. Un an plus tard, la First Lady remet la roquette au goût du jour. Vendredi, râteau en main, elle a inauguré le nouveau jardin de la Maison Blanche entourée d'écoliers de Washington.
Barack et Michelle ont depuis longtemps vanté les mérites de la nourriture biologique et des produits locaux sous les hourras des agriculteurs bio et des locavores, ces adeptes de produits frais cultivés localement, réjouis d’avoir enfin des alliés à la Maison Blanche. Les principales associations de défense de l’agriculture bio espèrent surtout que la nouvelle administration fera changer les mentalités au Congrès et modifiera le système de subventions agricoles qui privilégie, à leurs yeux, les grandes exploitations peu soucieuses de l’environnement.
«Bras musclés». Michelle Obama ne s'aventure pas sur ce terrain très politique. Mais sa popularité fait d'elle une ambassadrice de premier plan. Elle rate rarement une occasion de mentionner les




