«Farce politique». C'est le qualificatif qui revient le plus fréquemment sous la plume des commentateurs après l'entrée des travaillistes dans le futur gouvernement Benyamin Nétanyahou, jusque-là considéré comme étant potentiellement un des plus à droite de l'histoire du pays. Les travaillistes risquent en outre de se retrouver à jouer les utilités au sein d'une coalition dominée par les partis religieux et de droite. Ils en ont eu un aperçu quelques heures seulement après leur ralliement au prochain gouvernement mené par le Likoud, lorsque les médias ont rapporté un accord secret entre Nétanyahou et l'extrême droite prévoyant l'extension d'une colonie dans un secteur ultrasensible de Cisjordanie.
«Irresponsable». «Jamais un parti social démocrate n'a été plus nécessaire en Israël, et jamais le parti travailliste n'a été si pathétique et superflu», estime ainsi Yossi Sarid, ancien leader du parti d'extrême gauche Meretz et chroniqueur politique du quotidien de gauche Haaretz. «Il est irresponsable de laisser une démocratie sans opposition, sans espoir. Et il est irresponsable de laisser le pays participer à un flot nauséabond de nationalisme et de racisme», a-t-il ajouté évoquant le discours anti-Arabe d'Avigdor Lieberman, le chef d'Israël Beiteinou.
Au Parti travailliste, nombreux sont ceux qui accusent le leader, Ehud Barak, d’avoir agi par intérêt personnel - pour conserver son poste de ministre de la Défense - et d’avoir arraché le ralliement a




